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	Commentaires sur : Varier vos descriptions	</title>
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	<description>Du groove dans vos parties de jeux de rôles</description>
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				<title>
				Par : Yakuru				</title>
				<link>https://ajdr.tentacules.net/techniques/descriptions/varier-vos-descriptions#comment-62</link>
		<dc:creator><![CDATA[Yakuru]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jun 2011 15:09:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[J&#039;arrive un peu après la bataille, mais la &quot;gestion&quot; des règles pendant le combat est mon cheval de bataille.

Je cerne très bien le problème pour l&#039;avoir expérimenté comme tous les MJ de nombreuses fois : les règles sont souvent lourdingues pour gérer des évènements qui paradoxalement sont censés avoir la plus grande intensité dramatique.

En gros, la scène de combat sur le port avec le PJ nain en armure de plates qui tombe et menace de se noyer; ou encore la séquence où le PJ saute depuis sa moto lancée à 150 km/h dans la décapotable du méchant tout en essayant de lui tirer dessus, ou toute scène tellement improbable qu&#039;elle en devient héroïque...

Ma solution est simple : tu improvises une règle rapide en utilisant ton bon sens, quitte à appliquer un bête modificateur, imposer un seuil totalement arbitraire, voire trafiquer les résultats et faire lancer un jet de dés bidon... Le principal étant à mes yeux de faire continuer le récit; d&#039;autant plus que ces fameuses actions sont le point culminant de la partie.

J&#039;ai depuis longtemps abandonné la transparence totale des jets de dés avec mes joueurs, parce que j&#039;ai trouvé que cela nuisait à la narration et surtout à mon contrôle sur le scénario et les évènements. En deux mots : trafiquer de temps en temps les jets. C&#039;est peut-être un peu totalitaire et rigide, et ça ne laisse finalement pas tant de place que ça au hasard, mais ça permet de rattraper une situation particulièrement délicate... Comment ne pas faire démolir tout le groupe de novices par le Balrog qu&#039;ils ont réveillé au fond de la Moria &quot;pour le fun&quot;, et leur donner une chance de s&#039;échapper miraculeusement...

Après, il est possible que cette perte de transparence puisse déplaire à certains joueurs, pour ma part, ce n&#039;était pas le cas. Mon groupe ressemble un peu au tien sur ce point : les règles et eux ça fait 450000. A tel point qu&#039;ils ne parlent jamais de règles et que je ne leur demande jamais aucune gestion. Ils m&#039;ont d&#039;ailleurs tous dit que les règles, c&#039;était mon affaire. Au final je leur demande juste de lancer un dé et de comparer avec ce qu&#039;il y a marqué sur la fiche, et je leur annonce ce qui en résulte : aucune mention des règles nulle part pendant la partie : toute l&#039;attention des joueurs sur le récit. Rançon : un peu plus de boulot pour le MJ.

Mais si on part du principe &quot;improvisation de règles&quot; et priorité absolue au récit, tout se passe bien! ;)

J&#039;en profite pour t&#039;aiguiller sur mon blog avec cet article parlant de descriptions de scènes de combat :
&lt;a href=&quot;http://gardiendesarcanes.blogspot.com/2011/04/la-description-des-combats.html&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://gardiendesarcanes.blogspot.com/2011/04/la-description-des-combats.html&lt;/a&gt;]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&rsquo;arrive un peu après la bataille, mais la « gestion » des règles pendant le combat est mon cheval de bataille.</p>
<p>Je cerne très bien le problème pour l&rsquo;avoir expérimenté comme tous les MJ de nombreuses fois : les règles sont souvent lourdingues pour gérer des évènements qui paradoxalement sont censés avoir la plus grande intensité dramatique.</p>
<p>En gros, la scène de combat sur le port avec le PJ nain en armure de plates qui tombe et menace de se noyer; ou encore la séquence où le PJ saute depuis sa moto lancée à 150 km/h dans la décapotable du méchant tout en essayant de lui tirer dessus, ou toute scène tellement improbable qu&rsquo;elle en devient héroïque&#8230;</p>
<p>Ma solution est simple : tu improvises une règle rapide en utilisant ton bon sens, quitte à appliquer un bête modificateur, imposer un seuil totalement arbitraire, voire trafiquer les résultats et faire lancer un jet de dés bidon&#8230; Le principal étant à mes yeux de faire continuer le récit; d&rsquo;autant plus que ces fameuses actions sont le point culminant de la partie.</p>
<p>J&rsquo;ai depuis longtemps abandonné la transparence totale des jets de dés avec mes joueurs, parce que j&rsquo;ai trouvé que cela nuisait à la narration et surtout à mon contrôle sur le scénario et les évènements. En deux mots : trafiquer de temps en temps les jets. C&rsquo;est peut-être un peu totalitaire et rigide, et ça ne laisse finalement pas tant de place que ça au hasard, mais ça permet de rattraper une situation particulièrement délicate&#8230; Comment ne pas faire démolir tout le groupe de novices par le Balrog qu&rsquo;ils ont réveillé au fond de la Moria « pour le fun », et leur donner une chance de s&rsquo;échapper miraculeusement&#8230;</p>
<p>Après, il est possible que cette perte de transparence puisse déplaire à certains joueurs, pour ma part, ce n&rsquo;était pas le cas. Mon groupe ressemble un peu au tien sur ce point : les règles et eux ça fait 450000. A tel point qu&rsquo;ils ne parlent jamais de règles et que je ne leur demande jamais aucune gestion. Ils m&rsquo;ont d&rsquo;ailleurs tous dit que les règles, c&rsquo;était mon affaire. Au final je leur demande juste de lancer un dé et de comparer avec ce qu&rsquo;il y a marqué sur la fiche, et je leur annonce ce qui en résulte : aucune mention des règles nulle part pendant la partie : toute l&rsquo;attention des joueurs sur le récit. Rançon : un peu plus de boulot pour le MJ.</p>
<p>Mais si on part du principe « improvisation de règles » et priorité absolue au récit, tout se passe bien! 😉</p>
<p>J&rsquo;en profite pour t&rsquo;aiguiller sur mon blog avec cet article parlant de descriptions de scènes de combat :<br />
<a href="http://gardiendesarcanes.blogspot.com/2011/04/la-description-des-combats.html" rel="nofollow">http://gardiendesarcanes.blogspot.com/2011/04/la-description-des-combats.html</a></p>
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						</item>
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				<title>
				Par : Lledelwin				</title>
				<link>https://ajdr.tentacules.net/techniques/descriptions/varier-vos-descriptions#comment-61</link>
		<dc:creator><![CDATA[Lledelwin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 May 2011 13:41:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://ajdr.tentacules.net/?p=138#comment-61</guid>
					<description><![CDATA[- Concernant l&#039;impression d&#039;échec : imagine tes PJ littéralement te tanner pour aller faire un tour dans la Moria, mode &quot;alllez-heu, putain, mais c&#039;est chez mes cousins les nains, quoi, ranafout&#039; de ces histoires de magicien à propos de mines trop profondes et de choses dérangées !&quot; Imagine qu&#039;au bout du compte, tu accepte, décrive une entrée dans la Moria difficile - et que déjà ça ralichonne - et que tu prenne un peu de temps pour décrire les larges cavernes abandonnée, les ombres démesurées que la lueur dansante des torches génère et qui paraissent presque vivantes, l’atmosphère pesante d&#039;air vicié, le crissement des hampes de vieilles flèches sous les pieds des PJ, etc. etc. Et imagine qu&#039;au lieu de se sentir impliqué dans la scène grâce à ta description léchée, tes PJ se raidissent et déclarent &quot;heu. Bon ben c&#039;est vide en fait ! Bon ben on s&#039;casse !&quot;
Dans ce cas, deux optiques possible : &quot;ouah, j&#039;ai tellement bien réussi ma description qu&#039;ils ont fini par comprendre tout seul ce que je me TUE à leur expliquer, ou bien O_O; (........ *petit corbeau qui passe en arrière plan*)

Pour ce qui touche aux règles de combat : oui, ni moi ni mes PJ ne sommes jamais très à l&#039;aise avec les règles. Heureusement personne n&#039;essaye de m&#039;expliquer que je me goure et je n&#039;ai donc pas à rappeler que le MJ ici c&#039;est moi, ce qui est cool, par contre il y a toujours un moment HJ où l&#039;on plonge tous dans le résumé de règle pour se rappeler comment ça marche, comment on gère les dégâts, comment on les encaisse, etc. J&#039;ai un talent incroyable pour retenir des trucs, imprimé de façon indélébile dans ma mémoire, et un talent incroyable pour ne pas retenir des trucs que je lis des centaines de fois. Les règles en font partie. De plus, ayant été par le passé confronté à des cas de &quot;climat psychologique défavorable&quot;, j&#039;ai une angoisse : qu&#039;on m&#039;accuse d&#039;être partiale ou d&#039;appliquer les règles au petit bonheur la chance, etc. et donc je suis transparente dans l&#039;application des règles et ça nuit sûrement à l&#039;ambiance. 

C&#039;est marrant finalement : pour privilégier l&#039;ambiance, je m&#039;applique à garantir un climat psychologique de confiance et cela en étant transparente dans l&#039;application des règles et à ce que mes PJ comprennent bien pourquoi ils se mangent des dégâts ou se vautrent comme des grosses bouses après un saut du haut du toit. Et en étant transparente dans l&#039;application des règles de façon à garantir un climat psychologique favorable afin de préserver une ambiance de jeu sympa, je saborde l&#039;ambiance immersive en négligeant la description des événements dramatiques. 

Bon, c&#039;est pas aussi caricatural, mais un &lt;em&gt;&quot;alors, c&#039;est le tour d&#039;action du PNJ... Il se fend en avant *rollroll* et tu vois sa lame fondre vers ton ventre... passant sans difficulté ta garde pour venir fouailler tes chairs... *rollroll alors je lance ça, tu me lance ça comme encaissement, ah bah putain, jet de merde, suis certaine de pas être cocue au moins * et en fait le pas de coté que tu fais pour esquiver son attaque, si elle a pas suffit à t&#039;épargner de futurs frais de blanchisserie, a fait glisser la lame sur tes cotes de façon bien moins grâce que cela n&#039;aurait pu être - tu prends 4 blessures légères seulement, ça te fait un total de 14 blessures légères donc... au suivant ! &lt;/em&gt; je ne trouve pas cela tout à fait idéal malgré tout.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8211; Concernant l&rsquo;impression d&rsquo;échec : imagine tes PJ littéralement te tanner pour aller faire un tour dans la Moria, mode « alllez-heu, putain, mais c&rsquo;est chez mes cousins les nains, quoi, ranafout&rsquo; de ces histoires de magicien à propos de mines trop profondes et de choses dérangées ! » Imagine qu&rsquo;au bout du compte, tu accepte, décrive une entrée dans la Moria difficile &#8211; et que déjà ça ralichonne &#8211; et que tu prenne un peu de temps pour décrire les larges cavernes abandonnée, les ombres démesurées que la lueur dansante des torches génère et qui paraissent presque vivantes, l’atmosphère pesante d&rsquo;air vicié, le crissement des hampes de vieilles flèches sous les pieds des PJ, etc. etc. Et imagine qu&rsquo;au lieu de se sentir impliqué dans la scène grâce à ta description léchée, tes PJ se raidissent et déclarent « heu. Bon ben c&rsquo;est vide en fait ! Bon ben on s&rsquo;casse ! »<br />
Dans ce cas, deux optiques possible : « ouah, j&rsquo;ai tellement bien réussi ma description qu&rsquo;ils ont fini par comprendre tout seul ce que je me TUE à leur expliquer, ou bien O_O; (&#8230;&#8230;.. *petit corbeau qui passe en arrière plan*)</p>
<p>Pour ce qui touche aux règles de combat : oui, ni moi ni mes PJ ne sommes jamais très à l&rsquo;aise avec les règles. Heureusement personne n&rsquo;essaye de m&rsquo;expliquer que je me goure et je n&rsquo;ai donc pas à rappeler que le MJ ici c&rsquo;est moi, ce qui est cool, par contre il y a toujours un moment HJ où l&rsquo;on plonge tous dans le résumé de règle pour se rappeler comment ça marche, comment on gère les dégâts, comment on les encaisse, etc. J&rsquo;ai un talent incroyable pour retenir des trucs, imprimé de façon indélébile dans ma mémoire, et un talent incroyable pour ne pas retenir des trucs que je lis des centaines de fois. Les règles en font partie. De plus, ayant été par le passé confronté à des cas de « climat psychologique défavorable », j&rsquo;ai une angoisse : qu&rsquo;on m&rsquo;accuse d&rsquo;être partiale ou d&rsquo;appliquer les règles au petit bonheur la chance, etc. et donc je suis transparente dans l&rsquo;application des règles et ça nuit sûrement à l&rsquo;ambiance. </p>
<p>C&rsquo;est marrant finalement : pour privilégier l&rsquo;ambiance, je m&rsquo;applique à garantir un climat psychologique de confiance et cela en étant transparente dans l&rsquo;application des règles et à ce que mes PJ comprennent bien pourquoi ils se mangent des dégâts ou se vautrent comme des grosses bouses après un saut du haut du toit. Et en étant transparente dans l&rsquo;application des règles de façon à garantir un climat psychologique favorable afin de préserver une ambiance de jeu sympa, je saborde l&rsquo;ambiance immersive en négligeant la description des événements dramatiques. </p>
<p>Bon, c&rsquo;est pas aussi caricatural, mais un <em>« alors, c&rsquo;est le tour d&rsquo;action du PNJ&#8230; Il se fend en avant *rollroll* et tu vois sa lame fondre vers ton ventre&#8230; passant sans difficulté ta garde pour venir fouailler tes chairs&#8230; *rollroll alors je lance ça, tu me lance ça comme encaissement, ah bah putain, jet de merde, suis certaine de pas être cocue au moins * et en fait le pas de coté que tu fais pour esquiver son attaque, si elle a pas suffit à t&rsquo;épargner de futurs frais de blanchisserie, a fait glisser la lame sur tes cotes de façon bien moins grâce que cela n&rsquo;aurait pu être &#8211; tu prends 4 blessures légères seulement, ça te fait un total de 14 blessures légères donc&#8230; au suivant ! </em> je ne trouve pas cela tout à fait idéal malgré tout.</p>
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						</item>
						<item>
				<title>
				Par : Steve				</title>
				<link>https://ajdr.tentacules.net/techniques/descriptions/varier-vos-descriptions#comment-60</link>
		<dc:creator><![CDATA[Steve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 May 2011 19:27:09 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://ajdr.tentacules.net/?p=138#comment-60</guid>
					<description><![CDATA[Wha, permet moi de te dire que ton style est coooool !

Peut être qu&#039;il s&#039;agissait effectivement d&#039;un effet psychologique imprévu de ta description. En marquant la rupture avec ta description, tu as généré de l&#039;inquiétude chez tes joueurs (il va se passer un truc nul). 

Perso, je ne comprends pas trop pourquoi tu considère l&#039;expérience comme un échec, je trouve au contraire que tu as atteint un point très intéressant dans le gameplay.

Pour ce qui est des combats, si tu as du mal, c&#039;est peut-être parce que les aspect techniques des règles te barbent ? 

Ca a longtemps été mon cas dans pas mal de jdr. les systèmes de combat étaient souvent lourdingues, anti fluides au possible et emprunt d&#039;une couche de wargame-qui-veut-plus-être-crédible-qu&#039;efficace.

Il y a des solutions, à toi de trouver la tienne :

- réviser à mort le système (phase chiante et ingrate) jusqu&#039;à ce qu&#039;il devienne automatique pour toi ET ensuite t&#039;arranger pour ne pas avoir à trop aborder la technique avec tes joueurs. 
(Je fais ça à Cthulhu où je gère moi même les points de vie des joueurs sans jamais leur annoncer le nombre de points de blessure qu&#039;ils perdent ou les Pdv qu&#039;il leur reste, tout passe par la description : tu encaisses le coup de fourche du paysan en pleine cuisse, l&#039;ignoble douleur t&#039;arrache un hurlement de détresse. (plus tard, lorsque le personnage examine sa blessure, je ne lui dit pas qu&#039;il a perdu 6 points de vie mais plutôt : la fourche s&#039;est enfoncée profondément dans ta jambe, ta chair a été hideusement déchirée, te laissant trois trous sanguinolents. L&#039;inquiétude d&#039;une infection te fais méchamment tourner la tête.)

- opter pour un système de combat friendly, mais l&#039;inconvénient, c&#039;est qu&#039;il est techniquement difficile d&#039;importer un autre système dans celui d&#039;un jeu existant. une autre solution consisterait à te choisir un jdr en fonction de son système de combat (limitatif). Tu peux aussi carrément inventer ton propre système si tu te sens l&#039;âme d&#039;une matheuse.

- passer au jdr sans dés (tout passe par la narration et l&#039;arbitrage du mj et/ou des joueurs). Perso j&#039;ai du mal, on perd l&#039;intensité dramatique générée par les lancers de dés.

- Attendre qu&#039;Eric et moi on sorte &quot;Pulp Fight&quot;, un projet de système de combat alternatif pour jdr. Faudra encore quelques semaines/mois

- Apprendre à aimer gérer et décrire des combats, mais là on se rapproche de la quête du Graal. Met en scène des combats qui t&#039;inspirent (antagonistes, lieux, situation, décor, implications dramatiques etc.). Perso j&#039;ai toujours rêvé d&#039;un combat sur le toit d&#039;une église, un peu comme dans The Crow, mais pas encore eu l&#039;occasion de le jouer.

En tout cas bon courage et bon jeu !]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Wha, permet moi de te dire que ton style est coooool !</p>
<p>Peut être qu&rsquo;il s&rsquo;agissait effectivement d&rsquo;un effet psychologique imprévu de ta description. En marquant la rupture avec ta description, tu as généré de l&rsquo;inquiétude chez tes joueurs (il va se passer un truc nul). </p>
<p>Perso, je ne comprends pas trop pourquoi tu considère l&rsquo;expérience comme un échec, je trouve au contraire que tu as atteint un point très intéressant dans le gameplay.</p>
<p>Pour ce qui est des combats, si tu as du mal, c&rsquo;est peut-être parce que les aspect techniques des règles te barbent ? </p>
<p>Ca a longtemps été mon cas dans pas mal de jdr. les systèmes de combat étaient souvent lourdingues, anti fluides au possible et emprunt d&rsquo;une couche de wargame-qui-veut-plus-être-crédible-qu&rsquo;efficace.</p>
<p>Il y a des solutions, à toi de trouver la tienne :</p>
<p>&#8211; réviser à mort le système (phase chiante et ingrate) jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il devienne automatique pour toi ET ensuite t&rsquo;arranger pour ne pas avoir à trop aborder la technique avec tes joueurs.<br />
(Je fais ça à Cthulhu où je gère moi même les points de vie des joueurs sans jamais leur annoncer le nombre de points de blessure qu&rsquo;ils perdent ou les Pdv qu&rsquo;il leur reste, tout passe par la description : tu encaisses le coup de fourche du paysan en pleine cuisse, l&rsquo;ignoble douleur t&rsquo;arrache un hurlement de détresse. (plus tard, lorsque le personnage examine sa blessure, je ne lui dit pas qu&rsquo;il a perdu 6 points de vie mais plutôt : la fourche s&rsquo;est enfoncée profondément dans ta jambe, ta chair a été hideusement déchirée, te laissant trois trous sanguinolents. L&rsquo;inquiétude d&rsquo;une infection te fais méchamment tourner la tête.)</p>
<p>&#8211; opter pour un système de combat friendly, mais l&rsquo;inconvénient, c&rsquo;est qu&rsquo;il est techniquement difficile d&rsquo;importer un autre système dans celui d&rsquo;un jeu existant. une autre solution consisterait à te choisir un jdr en fonction de son système de combat (limitatif). Tu peux aussi carrément inventer ton propre système si tu te sens l&rsquo;âme d&rsquo;une matheuse.</p>
<p>&#8211; passer au jdr sans dés (tout passe par la narration et l&rsquo;arbitrage du mj et/ou des joueurs). Perso j&rsquo;ai du mal, on perd l&rsquo;intensité dramatique générée par les lancers de dés.</p>
<p>&#8211; Attendre qu&rsquo;Eric et moi on sorte « Pulp Fight », un projet de système de combat alternatif pour jdr. Faudra encore quelques semaines/mois</p>
<p>&#8211; Apprendre à aimer gérer et décrire des combats, mais là on se rapproche de la quête du Graal. Met en scène des combats qui t&rsquo;inspirent (antagonistes, lieux, situation, décor, implications dramatiques etc.). Perso j&rsquo;ai toujours rêvé d&rsquo;un combat sur le toit d&rsquo;une église, un peu comme dans The Crow, mais pas encore eu l&rsquo;occasion de le jouer.</p>
<p>En tout cas bon courage et bon jeu !</p>
]]></content:encoded>
						</item>
						<item>
				<title>
				Par : Lledelwin				</title>
				<link>https://ajdr.tentacules.net/techniques/descriptions/varier-vos-descriptions#comment-59</link>
		<dc:creator><![CDATA[Lledelwin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 May 2011 15:46:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://ajdr.tentacules.net/?p=138#comment-59</guid>
					<description><![CDATA[C&#039;était en effet un peu l&#039;idée : ces Nosfé (AT) avaient été envoyé dans une ville récemment prise à la camarilla et, bien qu&#039;il soit de notoriété publique que les égouts étaient pas sûr, ils avaient voulu s&#039;y rendre. Mieux encore, ils s&#039;étaient divisés en deux groupe, l&#039;un de deux et l&#039;autre de trois, comme dans tout bon slasher qui se respecte. (Il y avait même la bimbo ; la Cléopatra qui continue de porter des talons et petites robes ! ). Et j&#039;avais bien vérifié les fiches avant d&#039;entamer la description : aucun du groupe de cette scène n&#039;était capable de voir dans le noir (et le seul qui pouvait communiquer avec les animaux, et qui l&#039;a tenté d&#039;ailleurs, était en compagnie de celui qui avait &quot;inimité animale&quot; Oui, ce fut épique aussi.)

Alors puisqu&#039;ils voulaient à tout pris se rendre dans les égouts, &quot;parce qu&#039;on la leur fait pas, y a forcément encore des nosfé&quot;, ben ils allaient en avoir pour leur argent, hein, et partir découvrir ce qu&#039;étaient devenu les nosfé : de la chair à pâtée pour Danseur de la Spirale Noir, avec qui les dirigeants de l&#039;assaut de la Sabbat avaient passé un accord et avaient cédé les égouts en déconseillant vivement aux vampires de s&#039;y rendre... La suite fut à la hauteur de l&#039;intro : je voulais qu&#039;ils comprennent pourquoi les égouts étaient déconseillés, que non, ils n&#039;y étaient pas chez eux, et leur ait fait rencontrer un Garou du Ver, dans le noir : 

- Vous venez de faire demi-tour pour repartir, donc, dans le même ordre, mais à l&#039;envers. Et là, dans ce qui était votre dos, vous apercevez un rougeoiement... non deux rougeoiements. Deux escarbilles de la taille de balle de ping-pong, espacées de 30 cm, qui oscillent de gauche à droite, à 50 cm du sol, avant de subitement prendre de l&#039;altitude. Et puis une sorte de halètement ou de couinement... Ça ressemble à un rat... Mais un rat-mutant qui aurait la taille d&#039;un poney !&quot;
- PJ 1 : qu&#039;est-ce que c&#039;est ?&quot;
- PJ2 : je sais pas, on dirait un rat mutant de la taille d&#039;un poney !&quot;

Ensuite le bourrin a voulu faire une prise de catch au truc, a bousculé tout le monde, j&#039;ai perdu les pédales et ne me suis rappelé du jet de frénésie nécessaire à toute rencontre avec un garou alors qu&#039;il enlaçait déjà le bestiau, il est partit en sens inverse paniqué, à repoussé tout le monde pour sortir le premier... Bref, Benny Hill en gothique punk !

Autant dire que pour ce premier essais - essais conscient du moins - le retour sur investissement a été assez décevant, mais sans doute d&#039;avantage à cause de pb psychologiques et d&#039;un climat tendu. 

J&#039;ai cependant persévéré, surtout pour les scènes de découverte : 
- arrivé dans un lieu nouveau, ou à une heure de la journée différente (brise du soir, parfum du lilas dans le crépuscule, chant du merle, air qui tremble au soleil de midi, crachin dégueulasse...) 
- exploration ou examen d&#039;un lieu (ou d&#039;une personne)... Bref, des moments qui sont des pauses... Dans le coeur des actions, c&#039;est tout de même la vue qui reste privilégiées, parfois l&#039;ouie.

En revanche, les descriptions des scènes de combats... J&#039;y arrive pas vraiment ; ce n&#039;est que l&#039;illustration de la partie &quot;mécanique de jeu - à-quoi-ça-ressemble-35-points-de-dommage-dont-seul-16-sont-encaissé...&quot; et j&#039;ai l&#039;impression que ça plombe plus la scène en la ralentissant qu&#039;autre chose. Mais je vais tenter.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;était en effet un peu l&rsquo;idée : ces Nosfé (AT) avaient été envoyé dans une ville récemment prise à la camarilla et, bien qu&rsquo;il soit de notoriété publique que les égouts étaient pas sûr, ils avaient voulu s&rsquo;y rendre. Mieux encore, ils s&rsquo;étaient divisés en deux groupe, l&rsquo;un de deux et l&rsquo;autre de trois, comme dans tout bon slasher qui se respecte. (Il y avait même la bimbo ; la Cléopatra qui continue de porter des talons et petites robes ! ). Et j&rsquo;avais bien vérifié les fiches avant d&rsquo;entamer la description : aucun du groupe de cette scène n&rsquo;était capable de voir dans le noir (et le seul qui pouvait communiquer avec les animaux, et qui l&rsquo;a tenté d&rsquo;ailleurs, était en compagnie de celui qui avait « inimité animale » Oui, ce fut épique aussi.)</p>
<p>Alors puisqu&rsquo;ils voulaient à tout pris se rendre dans les égouts, « parce qu&rsquo;on la leur fait pas, y a forcément encore des nosfé », ben ils allaient en avoir pour leur argent, hein, et partir découvrir ce qu&rsquo;étaient devenu les nosfé : de la chair à pâtée pour Danseur de la Spirale Noir, avec qui les dirigeants de l&rsquo;assaut de la Sabbat avaient passé un accord et avaient cédé les égouts en déconseillant vivement aux vampires de s&rsquo;y rendre&#8230; La suite fut à la hauteur de l&rsquo;intro : je voulais qu&rsquo;ils comprennent pourquoi les égouts étaient déconseillés, que non, ils n&rsquo;y étaient pas chez eux, et leur ait fait rencontrer un Garou du Ver, dans le noir : </p>
<p>&#8211; Vous venez de faire demi-tour pour repartir, donc, dans le même ordre, mais à l&rsquo;envers. Et là, dans ce qui était votre dos, vous apercevez un rougeoiement&#8230; non deux rougeoiements. Deux escarbilles de la taille de balle de ping-pong, espacées de 30 cm, qui oscillent de gauche à droite, à 50 cm du sol, avant de subitement prendre de l&rsquo;altitude. Et puis une sorte de halètement ou de couinement&#8230; Ça ressemble à un rat&#8230; Mais un rat-mutant qui aurait la taille d&rsquo;un poney ! »<br />
&#8211; PJ 1 : qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est ? »<br />
&#8211; PJ2 : je sais pas, on dirait un rat mutant de la taille d&rsquo;un poney ! »</p>
<p>Ensuite le bourrin a voulu faire une prise de catch au truc, a bousculé tout le monde, j&rsquo;ai perdu les pédales et ne me suis rappelé du jet de frénésie nécessaire à toute rencontre avec un garou alors qu&rsquo;il enlaçait déjà le bestiau, il est partit en sens inverse paniqué, à repoussé tout le monde pour sortir le premier&#8230; Bref, Benny Hill en gothique punk !</p>
<p>Autant dire que pour ce premier essais &#8211; essais conscient du moins &#8211; le retour sur investissement a été assez décevant, mais sans doute d&rsquo;avantage à cause de pb psychologiques et d&rsquo;un climat tendu. </p>
<p>J&rsquo;ai cependant persévéré, surtout pour les scènes de découverte :<br />
&#8211; arrivé dans un lieu nouveau, ou à une heure de la journée différente (brise du soir, parfum du lilas dans le crépuscule, chant du merle, air qui tremble au soleil de midi, crachin dégueulasse&#8230;)<br />
&#8211; exploration ou examen d&rsquo;un lieu (ou d&rsquo;une personne)&#8230; Bref, des moments qui sont des pauses&#8230; Dans le coeur des actions, c&rsquo;est tout de même la vue qui reste privilégiées, parfois l&rsquo;ouie.</p>
<p>En revanche, les descriptions des scènes de combats&#8230; J&rsquo;y arrive pas vraiment ; ce n&rsquo;est que l&rsquo;illustration de la partie « mécanique de jeu &#8211; à-quoi-ça-ressemble-35-points-de-dommage-dont-seul-16-sont-encaissé&#8230; » et j&rsquo;ai l&rsquo;impression que ça plombe plus la scène en la ralentissant qu&rsquo;autre chose. Mais je vais tenter.</p>
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						</item>
						<item>
				<title>
				Par : Steve				</title>
				<link>https://ajdr.tentacules.net/techniques/descriptions/varier-vos-descriptions#comment-58</link>
		<dc:creator><![CDATA[Steve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 May 2011 10:56:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://ajdr.tentacules.net/?p=138#comment-58</guid>
					<description><![CDATA[Hello et merci pour ton retour,

Effectivement, pour le rad scorpion, ça a du être un peu dur.

En fait, pour les descriptions, comme tu l&#039;as compris, c&#039;est une question d&#039;adaptation. Adaptation au moment (surprise, rencontre anticipée etc.), aux personnages (est-ce qu&#039;ils sont sûrs d&#039;eux, est-ce qu&#039;il connaissent la faune etc ?) et à l&#039;ambiance (est-ce que la scène est une exploration craintive ou au contraire une marche déterminée etc.). les recettes proposées sur le site doivent plutôt être abordées comme les outils d&#039;une grosse boite de bricolage plutôt que des gravures saintes : on y pioche ce que l&#039;on souhaite pour construire l&#039;ambiance que l&#039;on désire, en fonction de la partie.

Pour l&#039;histoire des Nosfératu, je trouve ton compte rendu vraiment très cool et immersif, mais vérifie bien que les thématiques que tu choisis sont bien adapté au résultat que tu vise. Dans ton exemple, la description serait parfaite pour des jeunes Nosfé qui débarquent pour la première fois dans des égouts (thématiques de l&#039;inconnu, de la crainte) ou bien pour des vampires qui rentrent sur le territoire de Nosfé. Je pense que ce qu&#039;il manquait, c&#039;était quelques expressions qui font ressentir une thématique de familiarité, d&#039;habitude, de confort.

ex: 
 l’obscurité &lt;strong&gt;familière&lt;/strong&gt;, qui se fait totale alors qu’ils s’éloignent de leur point d’accès, l’odeur fade, qui prend &lt;strong&gt;délicieusement &lt;/strong&gt;à la gorge, mélange de pourriture &lt;strong&gt;douceâtre&lt;/strong&gt;, de moisissure, d’humidité &lt;strong&gt;enveloppante&lt;/strong&gt;, les bruits mouillés, gouttes qui tombent, froufrou furtifs &lt;strong&gt;de leurs serviteurs&lt;/strong&gt; dans l’eau, puis cette sensation d’humidité collante et froide, qui s’infiltre &lt;strong&gt;amoureusement &lt;/strong&gt;dans les godasses mal cousue. Leurs yeux de chasseurs s&#039;habituent rapidement à l&#039;obscurité, ils deviennent les prédateurs les plus dangereux des lieux.

&lt;em&gt;On se sent tout de suite plus chez sois, non ?&lt;/em&gt;

Ensuite, j&#039;ai envie de dire bravo pour tes descriptions sur les autres sens que la vue, perso, en tant que joueur, je suis très sensible au potentiel d&#039;immersion de ce genre de description, et je ne suis pas le seul. Encore une fois, ce ne doit pas être le passage obligé de toute description, mais un levier d&#039;ambiance très efficace lorsque le bruit ou les senteurs d&#039;un lieu sont LES stimulis les plus révélateurs d&#039;une description.

ex :
Description d&#039;une tannerie ou d&#039;un marché aux épices : sens dominant : l&#039;odorat (secondaire : la vue)
Description d&#039;un musé sens dominant : la vue (secondaire : l&#039;odorat )
Description d&#039;un égout sens dominant : l&#039;ouïe (secondaire : l&#039;odorat )
Description d&#039;une première chevauchée sur un cheval : sens dominant : le toucher etc.

Encore dans ces exemple, ce que je décris comme dominant et secondaire est complètement subjectif, libre à toi d&#039;adopter des points de vue différents et tout aussi intéressant. La variation sur les sens peut aussi générer de formidables ambiances :
Décrire un musé uniquement avec des sons : le craquement du parquet, les murmures des couples adultères dans l&#039;intimité des alcôves, la monotonie de la présentation du guide, les flashs des photographies dérobées etc.
Décrire un combat en insistant énormément sur le toucher : le poil qui se hérisse, la bouche sèche, la respiration qui s&#039;accélère, le bois de la chaise qui éclate dans les mains au moment du coup, la chaleur du sang sur le visage etc.

Tout est modulaire et envisageable, les résultats obtenus sont parfois d&#039;une exquise poésie...

Bon jeu et encore merci pour ton commentaire. Fier d&#039;avoir eu le retour d&#039;une MJ sur Fallout ;-)]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Hello et merci pour ton retour,</p>
<p>Effectivement, pour le rad scorpion, ça a du être un peu dur.</p>
<p>En fait, pour les descriptions, comme tu l&rsquo;as compris, c&rsquo;est une question d&rsquo;adaptation. Adaptation au moment (surprise, rencontre anticipée etc.), aux personnages (est-ce qu&rsquo;ils sont sûrs d&rsquo;eux, est-ce qu&rsquo;il connaissent la faune etc ?) et à l&rsquo;ambiance (est-ce que la scène est une exploration craintive ou au contraire une marche déterminée etc.). les recettes proposées sur le site doivent plutôt être abordées comme les outils d&rsquo;une grosse boite de bricolage plutôt que des gravures saintes : on y pioche ce que l&rsquo;on souhaite pour construire l&rsquo;ambiance que l&rsquo;on désire, en fonction de la partie.</p>
<p>Pour l&rsquo;histoire des Nosfératu, je trouve ton compte rendu vraiment très cool et immersif, mais vérifie bien que les thématiques que tu choisis sont bien adapté au résultat que tu vise. Dans ton exemple, la description serait parfaite pour des jeunes Nosfé qui débarquent pour la première fois dans des égouts (thématiques de l&rsquo;inconnu, de la crainte) ou bien pour des vampires qui rentrent sur le territoire de Nosfé. Je pense que ce qu&rsquo;il manquait, c&rsquo;était quelques expressions qui font ressentir une thématique de familiarité, d&rsquo;habitude, de confort.</p>
<p>ex:<br />
 l’obscurité <strong>familière</strong>, qui se fait totale alors qu’ils s’éloignent de leur point d’accès, l’odeur fade, qui prend <strong>délicieusement </strong>à la gorge, mélange de pourriture <strong>douceâtre</strong>, de moisissure, d’humidité <strong>enveloppante</strong>, les bruits mouillés, gouttes qui tombent, froufrou furtifs <strong>de leurs serviteurs</strong> dans l’eau, puis cette sensation d’humidité collante et froide, qui s’infiltre <strong>amoureusement </strong>dans les godasses mal cousue. Leurs yeux de chasseurs s&rsquo;habituent rapidement à l&rsquo;obscurité, ils deviennent les prédateurs les plus dangereux des lieux.</p>
<p><em>On se sent tout de suite plus chez sois, non ?</em></p>
<p>Ensuite, j&rsquo;ai envie de dire bravo pour tes descriptions sur les autres sens que la vue, perso, en tant que joueur, je suis très sensible au potentiel d&rsquo;immersion de ce genre de description, et je ne suis pas le seul. Encore une fois, ce ne doit pas être le passage obligé de toute description, mais un levier d&rsquo;ambiance très efficace lorsque le bruit ou les senteurs d&rsquo;un lieu sont LES stimulis les plus révélateurs d&rsquo;une description.</p>
<p>ex :<br />
Description d&rsquo;une tannerie ou d&rsquo;un marché aux épices : sens dominant : l&rsquo;odorat (secondaire : la vue)<br />
Description d&rsquo;un musé sens dominant : la vue (secondaire : l&rsquo;odorat )<br />
Description d&rsquo;un égout sens dominant : l&rsquo;ouïe (secondaire : l&rsquo;odorat )<br />
Description d&rsquo;une première chevauchée sur un cheval : sens dominant : le toucher etc.</p>
<p>Encore dans ces exemple, ce que je décris comme dominant et secondaire est complètement subjectif, libre à toi d&rsquo;adopter des points de vue différents et tout aussi intéressant. La variation sur les sens peut aussi générer de formidables ambiances :<br />
Décrire un musé uniquement avec des sons : le craquement du parquet, les murmures des couples adultères dans l&rsquo;intimité des alcôves, la monotonie de la présentation du guide, les flashs des photographies dérobées etc.<br />
Décrire un combat en insistant énormément sur le toucher : le poil qui se hérisse, la bouche sèche, la respiration qui s&rsquo;accélère, le bois de la chaise qui éclate dans les mains au moment du coup, la chaleur du sang sur le visage etc.</p>
<p>Tout est modulaire et envisageable, les résultats obtenus sont parfois d&rsquo;une exquise poésie&#8230;</p>
<p>Bon jeu et encore merci pour ton commentaire. Fier d&rsquo;avoir eu le retour d&rsquo;une MJ sur Fallout 😉</p>
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